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 you are the demon from my past connor/bianca

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Ollie Myers
MEGAMODEST i never boast... or just a little.
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Date d'inscription : 14/08/2010
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MessageSujet: you are the demon from my past connor/bianca   Dim 11 Fév - 3:17

Connor Kellington a écrit:

Ses employés ont quitté le restaurant depuis une bonne heure maintenant. Les couteaux sont rangés, la vaisselle est lavée et les recettes de la semaine dans une pochette qu'il compte emmener à la banque maintenant et faire une petite sieste bien méritée avant le service du soir. L'argent dans la poche intérieure de son manteau, Connor sort du restaurant. Il a à peine le temps de fermer la porte à clé qu'on le choppe par le col. Le reste de l'action se passe si vite que tout devient flou dans sa tête. Il prend des coups. Tout d'abord en essayant de se défendre avant de comprendre que les malfrats sont plusieurs et qu'il est seul pour défendre sa propre peau. Alors, il encaisse en protégeant son visage du mieux qu'il peut. Se faire agresser dans la petite bourgade qu'est Fortingall. Quelle poisse cette ville de pouilleux sans déconner. Il se fait dépouiller et ses assaillants prennent la fuite une fois le butin dans leurs mains. Une voix inconnue lui assure qu'une ambulance va venir le sauver et qu'il n'a rien à craindre. Connor aimerait bien affirmer qu'il n'a pas besoin d'aide mais il a un mal de crâne qui le rend nauséeux. Sans parler de son torse qui lui fait mal. Toute cette souffrance pour quelques centaines de livres sterling. C'est d'un ridicule sans nom dont il en est la victime ce soir. Une sirène annonce les secours et deux minutes plus tard, le jeune homme est soulevé de terre alors que tout son corps n'est qu'un hématome géant. Dès son arrivée, il est pris en charge et ballotté dans tous les sens. Ses paupières sont tellement lourdes qu'il a du mal à distinguer tous ces visages qui se penchent vers lui et qui n'arrêtent pas de lui poser des questions afin de le garder éveiller le plus longtemps possible. Il a la terrible envie de les envoyer au diable et de s'endormir paisiblement. On lui palpe l'abdomen et un gémissement sourd s'échappe de ses lèvres. Bordel, ils vont finir par le tuer au lieu de le soigner. Connor tente de les repousser d'un faible geste de la main mais celle-ci est attrapée au vol et une voix féminine le presse d'ouvrir les yeux. « Ne vous inquiétez  plus Monsieur Kellington, nous avons appelé votre compagne. Elle arrive. » Qu'est-ce qu'elle raconte cette nana ? Il n'a pas de compagne. Du moins, pas une fixe mais plusieurs en fonction de l'endroit dans lequel il se trouve. Le jeune homme ne comprend rien. Il fait l'effort quasi surhumain de la regarder et il constate qu'elle a son cellulaire entre les mains. Son sang ne fait qu'un tour et tout se met en place dans sa tête. La fiche médicale qu'il a rempli, il y a de cela plusieurs années. Avec Bianca à contacter en cas d'extrême urgence. Il ne l'a pas mise à jour depuis leur séparation. Par oubli ou peut-être par espoir que tout redeviendrait comme avant. Du moins au début. Voilà que la vie a décidé de se foutre royalement de lui et de lui remettre son ex dans les pattes. Dans un sursaut d'adrénaline, Connor essaye de se lever mais des mains solides le clouent au brancard qui roule vers une destination qui lui est inconnue. De sa voix rauque mais puissante, il s'exclame. « Non, non, non, pas elle ! Faut pas qu'elle vienne, ne la faites pas venir! Il ne faut pas, je ne veux pas ... » En boucle, les médecins présents ont la nette impression qu'il délire. C'est pourquoi, après l'avoir installé dans un lit, le jeune homme sent une brûlure sur le dos de sa main. L'infirmière qui lui a parlé un peu plus tôt a planté une aiguille pour faire passer dans son corps, les différents médicaments qui le calmeront et le rétabliront. Tout son corps se relâchent et il sent partir au loin. Avant que les ténèbres ne l'engloutissent complètement, il continue de répéter à qui veut bien l'entendre que Bianca Cobalt n'a pas à venir à la clinique. Une minute plus tard ou peut-être bien une heure ou une journée, Connor revient à lui. Difficilement mais sûrement. Tous ses muscles sont endoloris et chaque respiration lui arrache une souffrance abominable au niveau des côtes. L'atrocité suprême survient quand il parvient à tourner la tête vers le droite et qu'il aperçoit Bianca. Une nouvelle douleur sourde s'empare de lui et elle est plus grande que celle qui est physique. C'est un putain de cauchemar. Plus d'un an qu'ils ne se sont pas revus et voilà qu'il la revoit à un moment où il n'est pas à son avantage. De quoi lui faire monter la bile dans la bouche. Il bat des paupières pour s'habituer à la lumière mais également pour vérifier qu'il est bel et bien réveillé. Ce qui s'avère le cas puisqu'elle ne disparaît pas de son champ de vision. Il aimerait lui dire de s'en aller parce qu'il n'a pas besoin d'elle mais égoïstement, il garde ses paroles pour profiter de sa présence. Même si elle sera de courte durée car il compte rentrer chez lui d'ici peu. Sans elle que ce soit clair. Et travailler. Parce qu'il n'a pas les moyens de prendre un quelconque congé. « J'ai soif. » déclare Connor les lèvres sèches et la bouche pâteuse. Tant qu'à faire que Bianca soit là, autant qu'elle lui soit utile. De plus, il n'est pas en état de la virer. Pas maintenant.

Bianca Cobalt a écrit:

Elle tapotait sur sa tablette en écoutant d’une oreille les banalités que le candidat qu’elle rencontrait lui racontait. Comme les dix autres avant lui, sa plus grande qualité était son dynamisme et son plus grand défaut était son perfectionnisme. Elle ne prenait même plus la peine de lever les yeux au ciel, elle les ignorait à moitié, trop concentré à lire les actualités, à envoyer des messages à ses amies, ou à chercher d’autres candidats alors qu’ils débitaient leur petit texte appris par cœur. Des robots tous formatés selon le même modèle, voilà ce qu’elle avait vu aujourd’hui. Il n’y avait plus aucune place pour la spontanéité et la grande mode était, semblait-il, de masquer du mieux possible sa personnalité. Alors que le candidat était en plein milieu d’une de ses nouvelles phrases bateau, elle leva l’index, le forçant à s’arrêter. « Et je suppose que vos hobbies sont le cinéma et les voyages, n’est-ce pas ? » demanda-t-elle, cinglante. Figé sur place, le candidat – un certain Peter – ne savait plus où se mettre ni quoi répondre à cette attaque. Bianca laissa passer une dizaine de secondes, à la recherche d’une moindre réaction, de l’expression ne serait-ce minime d’un trait de sa personnalité : rien. « Nous vous recontacterons pour vous faire part de notre décision, vous connaissez la sortie. » lâcha-t-elle finalement en se levant de sa chaise. Alors qu’elle était sur le point de s’accorder une pause bien méritée autour d’un café serré, son téléphone vibra bruyamment sur son bureau. Faisant demi-tour, elle décrocha son téléphone. L’appel provenait d’un identifiant inconnu et il s’agissait probablement d’un autre des nombreux démarchages dont elle était victime. Raté. Les urgences l’appelaient, prétextant qu’il venait d’admettre son compagnon dans leur service. « Vous devez vous tromper de numéro. » répondit-elle simplement, pleine de nonchalance. Mais son interlocutrice souhaitait bel et bien parler à Bianca Cobalt. Un certain Connor Kellington venait d’être admis et Bianca était le numéro d’urgence à contacter. Son premier réflexe, malgré elle, fut de s’inquiéter. « C’est grave ? » s’enquit-elle. Elle avait beau dire qu'elle avait oublié Connor, elle tenait toujours à lui. Réponse par la négative, Connor avait été victime d’un passage et s’en sortirait sans grosses séquelles, peut-être une ou deux fractures aux côtes,  et quelques contusions et autres ecchymoses. Rassuré, elle demanda s’il souffrait, on lui indiqua que Connor était sous calmant et qu’il était endormi. « Dommage. » lâcha-t-elle avant de raccrocher. S’appuyant quelques secondes sur son bureau, elle hésitait quant à la décision à prendre. Cela faisait un moment qu’elle n’avait pas vu Connor, encore plus longtemps qu’elle ne lui avait pas parlé, pas depuis leur rupture, pas depuis sa demande en mariage, pas depuis environ une année. Elle n’était pas certaine de vouloir le voir – et la réciproque était probablement vraie – et encore moins de vouloir lui venir en aide. Il s’était comporté comme le dernier des cons, un con à l’égo surdimensionné qui n’avait pas supporté une toute petite hésitation. Mais malgré tout, quelques minutes plus tard, elle était dans sa voiture en direction des urgences. Alors qu’elle était au chevet de Connor depuis un peu plus de quarante minutes – une éternité à ses yeux – ce gros fainéant revenait enfin à lui et ouvrait les yeux. « Hello sunshine. » lança-t-elle finalement lorsqu’il regarda en sa direction. Elle pouvait le voir à son regard, il était au moins tout autant surpris qu’elle de la voir ici. Ses premiers mots furent pour exprimer sa soif, sous-entendant qu’il souhaitait qu’elle lui apporte de l’eau. Elle lui rendit un grand sourire, avant de finalement répondre. « Et moi je veux être millionnaire. On n’a pas toujours ce qu’on veut dans la vie. » Ce n’était pas parce qu’il était sur un lit d’hôpital, bien défiguré et sortant d’un petit somme qu’elle devait se montrer courtoise avec lui. Le temps avait filé, sa rancœur à son égard et aux mots qu’il avait prononcés n’avaient eux pas changé. « J’savais pas que tu comptais faire de la chirurgie esthétique, tu te refuses rien. Ce nouveau look te va à ravir. » lâcha-t-elle ensuite dans un éclat de rire, en montrant du doigt son visage. Il était d’autant plus satisfaisant de le voir dans cet état étant donné l’importance que Connor donnait à son physique, prétextant sans arrêt être un apollon. L’apollon avait bien morflé aujourd’hui, de quoi lui remettre les idées en place. « C’est mignon de m’avoir gardé en contact d’urgence, mais pense à le changer, il ne fait pas bon vivre dans le passé. » poursuivit-elle sur un ton plus caustique. Il était dans une position de faiblesse et elle comptait bien en profiter dans l’inévitable guerre des mots qui se présageait entre eux deux. Elle se rapprocha finalement du lit, l’air plus grave, et vint saisir une de ses mains dans les siennes. « Même si j’avoue que j’ai eu peur quand l’hôpital m’a appelé. J’ai cru que ton égo avait été touché… encore. » Bon retour parmi nous chéri.

Connor Kellington a écrit:

Oh non pas cette voix. Ce n'est même plus un cauchemar mais directement un aller simple dans les flammes de l'enfer qu'on lui a réservé. Sous son regard ébahit, Bianca Cobalt refait surface après une grosse année de silence. La tête de Connor est lourde et il n'a pas toutes ses idées en place. Des bribes de conversation lui reviennent et il capte que c'est l'une des infirmières qui a effectivement appelé son ancienne petite amie. De quoi le rendre encore plus maussade qu'il ne l'est. Il grommelle dans son coin en refusant, tout d'abord, de lui adresser la parole. Immature certes, mais plus correct que de l'accueillir avec une insulte. Et il en a un paquet à lui déverser dessus. Il tousse un peu et quémande un peu d'eau. Durant une seconde, il croit qu'elle accéder à son envie. Mais ce serait trop facile. Quelle crédulité que de croire qu'un cœur bat sous cette poitrine. « Je suis bien placé pour le savoir. » dit-il en serrant les dents à ce qu'il pense être un sous-entendu sur sa demande en mariage ratée. Enfin, la demande ne l'était pas, la réponse si. Il passe outre le ton railleur et la possibilité de lui envoyer une vanne à son tour. Encore groggy de sommeil, elle le prend légèrement au dépourvu et cet échec cuisant est encore trop vivace pour qu'il daigne tout balayer comme si de rien n'était. « Je t'emmerde. » qu'il lâche sans préavis. Son parler vulgaire lui permet de se requinquer et petit à petit, Connor se sent prêt à livrer bataille. « Tu vas me faire chier longtemps ? » Qu'il bougonne avec ce petit air de gamin capricieux qui n'est pas content de la surprise qu'on lui a offert. Ce n'est pas qu'il s'ennuie mais quitte à choisir entre la solitude et Bianca, il choisit la première option. Il attrape le petit boîtier posé sur son lit et appuie fermement sur le bouton en quête d'une aide-soignante qui voudra bien prendre soin de lui. Comme la patience n'a jamais été son point fort, il s'acharne et tape de nombreuses fois sur le bouton. Ses yeux se lèvent au ciel. Comme s'il avait appelé lui-même ce foutu numéro qui lui gâche un peu plus la journée. Il aurait préféré se prendre une bonne douzaines de coups de poings plutôt que d'avoir à la revoir. « Une malheureuse erreur que je paie dès que tu ouvres la bouche. » dit-il sur un ton volontairement fataliste. Dès qu'il aura récupéré son cellulaire, il est clair qu'il mettra les données à jour. « Ne t'inquiètes pas pour moi, le passé est mort et enterré. Le présent est bien plus plaisant. » Dit-il avec un clin d’œil appuyé à son attention. Depuis plus d'un an, chaque fille avec qui il a couché, lui a permis d'effacer pas à pas les souvenirs qui refusent, au prime abord, de s'en aller. Il a bon espoir pour qu'un jour il se réveille sans que le nom de Bianca Cobalt n'éveille une seule émotion en lui. Pour le moment, ce n'est pas encore gagné mais il progresse de jour en jour sur la bonne voie. Il l'observe s'approcher doucement de lui et c'est nerveusement qu'il gigote dans ce lit d'hôpital trop petit pour sa carrure. Non pas qu'il ait peur de ce petit bout de femme mais connaissant son machiavélisme, elle serait capable d'avoir piqué une seringue pour la lui planter dans le cœur et regarder son agonie. Elle le laisse bien crever de soif alors, elle ne doit plus être à ça prêt. Connor lâche un juron sonore quand elle lui prend la main et s'arrache d'un mouvement vif à son étreinte. Ce qui remue ses côtés blessées. « Même pas en rêve, tu me touches. » qu'il lui crache au visage en retenant un cri plaintif de douleur. Dieu merci, il est resté de marbre. Cela évitera qu'il se prenne une nouvelle remarque déplacée en pleine tronche. Tant bien que mal, il se redresse un peu dans le lit histoire de paraître plus à son avantage, moins chétif. Et il appuie pour la énième fois sur le bouton qui est censé donner le signal à une infirmière. Il n'y en a donc pas une pour lui venir en aide ? « Mon ego se porte comme un charme. Te déplacer pour le vérifier n'était franchement pas nécessaire. Pour toi, comme pour moi. » Surtout pour lui. Elle doit se repaître du spectacle qu'il offre. La mine boursouflée, le teint blafard par endroit, noirâtre là où les hématomes se sont formés, il doit être épouvantable. Et pas la moindre glace sous la main pour vérifier l'étendue des dégâts. Connor remarque alors qu'elle a toujours son sac à main avec elle. Prête à déguerpir dès que l'occasion se présentera, la marque de fabrique de Bianca Cobalt. Il arrache comme un voleur le fameux sac et l'ouvre pour farfouiller dedans. Quand ils étaient ensemble, il avait déjà cette mauvaise habitude de fouiller sans demander la permission. Disons juste qu'à l'époque, il était un peu plus en droit de le faire. « Commence pas à grogner comme une truie que l'on s'apprête à égorger. Je ne  vais pas te piquer le canard en plastique que tu planques là dedans, je veux juste un miroir. » Et ce serait le comble s'il n'en trouvait pas un dans le sac d'une femme. Connor attrape tour à tour une porte-feuille, un étui à lunettes puis la paire de lunettes en question, un paquet de mouchoirs, un tube de rouge à lèvres ou gloss (même combat pour lui) et toutes ces babioles qui pèsent une tonne et qui ne servent strictement à rien. Ça devient une expédition. Il finit par sortir d'une main victorieuse un minuscule miroir. Il ne va pas aller bien loin avec ça mais c'est mieux que rien. Brusquement, il jette le sac à Bianca et malheureusement pour lui, elle le rattrape de justesse. Dommage, peut-être que la prochaine fois, ça ne sera pas le cas. Un peu inquiet à l'idée de se découvrir défiguré, le jeune homme souffle un bon coup avant de se pencher. « Oh putain de merde ! » Il comprend mieux pourquoi l'autre s'est mise à ricaner en parlant de chirurgie esthétique. Il fait vraiment peur. La seule chance qu'il a, si on peut appeler ça une chance, semble être son nez intact. Manquerait plus qu'il se tape une vilaine bosse en plein milieu du visage. Sa lèvre inférieure coupée et les bleus qu'il a sont largement suffisants. Connor pousse un long soupir et repose le miroir à côté de lui sur le lit. Il lance un regard peu amène à Bianca qui n'a pas bougé. « Tu comptes rester là et jouer à la potiche ? Non parce que t'as peut-être la mémoire courte mais moi j'ai toujours pas eu mon verre d'eau. » Il a décidé qu'il serait très chiant jusqu'à temps qu'elle cède. Ou qu'elle se casse. Une solution ou l'une, à sa guise. Connor en ressort gagnant.

Bianca Cobalt a écrit:
Bianca ne savait pas réellement si venir ici était une bonne idée, elle n’avait pas particulièrement envie de voir Connor, encore moins de lui parler. Il allait sûrement de nouveau passer son temps à se plaindre et à tenter de se venger à la blessant, chose qu’il avait réussi de manière plutôt surprenante lors de leur rupture. Il s’était tout à coup retrouvé avec d’innombrables choses à lui reprocher alors qu’il lui demandait sa main quelques minutes auparavant. Bianca n’avait pas compris, comment avait-il pu la demander en mariage s’il avait une si petite estime d’elle, s’il y avait tant chez elle qu’il ne supportait pas. Mais avec le temps, elle s’était faite une raison, Connor était juste un détraqué avec de sérieux problèmes, finalement, son hésitation lui avait peut-être évité de se retrouver bloquée avec un cas social. La demande en mariage, Connor faisait justement un énorme sous-entendu comme exemple des choses que l’on voulait mais qu’on ne pouvait avoir. Bianca ne perdit pas la superbe occasion de lui asséner un nouveau reproche. « Ça c’est parce qu’il faut parfois être patient pour avoir ce que l’on veut. » énonça-t-elle. Ni l’un, ni l’autre n’avait pas la moindre idée de ce qui aurait pu se passer si Connor n’avait pas réagi de la sorte, s’il avait laissé le temps de la réflexion à Bianca. Elle y avait beaucoup réfléchi dans les semaines qui avaient suivi leur rupture. Elle aurait très bien pu dire oui, elle aurait très bien pu se marier avec lui, mais il avait été trop con, trop fier, comme l’enfant pourri gâté qu’il était. « Une qualité, parmi tant d’autres, qui te fait défaut. » finit-elle par ajouter, n’ayant pas la moindre intention d’épargner Connor. Il pouvait bien être agonisant sur son lit d’hôpital, elle n’en avait cure, ça ne le dispensait pas pour autant des reproches qu’il méritait amplement. « Oh c’est mignon, il m’emmerde. » lâcha-t-elle ironiquement, feignant une voix douce et attendrie, avant de reprendre, bien plus cassante. « C’est une nouvelle opération qu’ils font ici ça ? L’ablation de la répartie ? » Elle l’avait connu avec une verve bien plus impressionnante – bien qu’elle soit la plupart du temps entachée de vulgarité et de sous-entendus sexuels – et elle était presque déçue de se rendre compte que sa seule réponse consistait en une ridicule insulte. « J’ai pas encore décidé. Mais je pense que je vais leur demander de te garder en observation pour la nuit, l’état de santé de mon compagnon m’inquiète tellement. » répondit-elle lorsqu’il lui demanda si elle allait rester longtemps ici, à jubiler. Car oui, jubiler correspondait exactement à ce qu’elle était en train de faire et si elle pouvait rendre fou Connor en le faisant rester à l’hôpital cette nuit, elle n’allait pas se gêner. Tout aurait pu bien se terminer entre eux, ils auraient pu faire partie de ces ex-couples en bons termes, mais Connor en avait décidé autrement. Il avait eu des mots bien trop durs et aujourd’hui, il ne faisait que récolter ce qu’il avait semé, Bianca Cobalt n’était pas femme à blesser, pas sans s’attendre à un retour de bâton en tout cas. « Ah… c’est nouveau ce développement de tendance masochistes. » lâcha-t-elle quand il déclara préférer le présent au passé. A en voir sa gueule, son présent consistait surtout à se faire tabasser en pleine rue. « Mais bon, si ton nouveau délire est de te faire rouer de coups, qui suis-je pour juger ? » poursuivit-elle avant de finir, dans une toux simulée. « Freak. » La réaction de Connor lorsqu’elle s’approcha de lui la poussa à laisser échapper un léger rire. Il était d’un ridicule, à vouloir éviter le moindre contact et elle ne put s’empêcher de répondre à sa remarque. « T’as raison, même dans tes rêves les plus fous je ne te toucherai pas, t’en fais pas pour ça. » Ou plus. Leur histoire était derrière elle et peu importe les circonstances elle s’interdisait de revenir vers ce merdeux irrespectueux. La réplique de Connor qui suivit fit sens aux yeux de Bianca, il marquait là un point. « T’as raison, vraiment, pas d’arrière-pensée ni rien, ce n’était pas nécessaire de se déplacer. » confirma-t-elle, avant de cependant nuancer. « Mais franchement quand je vois ça. » lâcha-t-elle, montrant du doigt le visage plus qu’abimé de Connor. « Ça valait clairement le coup de venir ici. » finit-elle en éclatant de rire. C’était un spectacle resplendissant de voir son ex dans cet état, sa journée avait été banale jusqu’à présent et elle remerciait intérieurement l’hôpital de lui avoir donné l’opportunité d’assister à pareil show. Elle le repoussa dans un premier temps lorsqu’il saisit son sac à main, avant de finalement le laisser faire, le connaissant il ne lâcherait de toute façon pas prise. Elle leva les yeux au ciel, et ne put s’empêcher de laisser échapper un soupir alors qu’il parlait du supposé contenu de son sac. « T’en fais pas, tu trouveras pas de sextoy. Ça c’était juste pour combler le manque quand on était ensemble. » répliqua-t-elle avec un large sourire. Le meilleur moyen de blesser Connor était sans conteste de remettre en cause ses performances sexuelles, lui qui passait la moitié de son temps à s’en vanter (l’autre moitié lui servant à faire des blagues graveleuses). Elle rit de nouveau – cette fois de manière beaucoup plus franche – lorsque Connor, armé d’un petit miroir découvrit finalement l’étant dans lequel ses agresseurs avaient laissé son visage. Elle se délectait de la scène et ne put s’empêcher d’en rajouter une couche pour l’énerver encore un peu plus. « Quelle douleur est la plus intense ? La physique ou la morale ? » Les hématomes qu’il avait sur la figure devait sans conteste être douloureux, mais connaissant Connor de la manière dont elle le connaissait, devoir arborer ce nouveau look devait lui peser bien plus que quelques contusions. « Calme toi Frankenstein, c’est bien parce que tu me fais pitié. » râla-t-elle lorsqu’il demanda de nouveau de l’eau, de manière plus virulente cette fois-ci. Elle se déplaça jusqu’à la table de chevet de l’autre côté du lit et remplit un verre d’eau à l’aide du pichet qui y avait été déposé. Alors qu’elle lui tendait finalement ce qu’il réclamait depuis son réveil, elle lui posa une nouvelle question, encore une fois, de la manière la plus sarcastique qui soit. « Comment tu vas faire pour les séduire ? Maintenant que ta seule qualité ressemble à un champ de ruines, t’es dans la merde. » Ce n’était certainement pas sa personnalité merdique qui allait attirer les femmes maintenant que son faciès était méconnaissable. Un large sourire satisfait s’affichait sur les lèvres de Bianca, réjouie quant aux futurs difficultés que Connor allaient affronter.

Connor Kellington a écrit:

Dépité d'être cloué dans un lit avec pour seule compagnie la fille qu'elle exècre le plus au monde, Connor se pince l'arrête du nez entre son index et son pouce pour se détendre. Il a fait preuve de patience durant cinq ans avec elle. Cinq ans à lui démontrer chaque jour qu'il était un homme bien et que sous ses airs de grand rigolo un peu nigaud, il était celui dont elle avait besoin dans sa vie. Il a même été assez fou pour vouloir s'engager maritalement alors qu'elle aille au diable avec les soit-disant grandes qualités qui lui font tant défaut. Faut croire qu'elle n'a jamais trouvé à se plaindre auparavant. « S'ils pouvaient faire l'ablation de la langue de vipère, je t'inscrirais et te payerais même l'opération. Histoire d'être définitivement tranquille. » Marmonne le jeune homme sur un ton hargneux. Merde. Connor s'est juré de ne plus se laisser avoir par les  paroles de Bianca. Il la connaît depuis trop longtemps pour ne pas savoir qu'elle manie les mots avec brio. Il vient juste de lui montrer qu'elle peut encore le blesser et ce constat le met furieux comme lui-même. Même un an après, elle détient encore un ascendant sur lui, ce qui l'effare. « Si tu veux qu'ils te croient, tu devrais y mettre un peu plus de persuasion. » Parce qu'avec la mine réjouie qui illumine son visage, les médecins se rendront compte qu'elle est très contente du sort de Connor. Grand prince, il remue la main pour attirer son attention. « Ceci dit, je vais t'épargner de cette corvée. Dans une heure, je suis dehors. » Affirme-t-il d'un hochement de tête optimiste. Convaincu de ce qu'il est en train de planifier dans sa tête, il a déjà tout scénarisé. Le tout est d'agir avant que cette garce au cœur de pierre ne contrecarre son plan. Si jamais, elle fout tout en l'air, pas sûr qu'il parvienne à garder son semblant de calme. Peut-être qu'elle n'a pas besoin d'argent pour vivre mais lui si. « On est d'accord, tu n'es personne pour juger. Depuis plus d'un an, tu n'es plus personne pour moi. » Vexé comme un pou, qu'elle le traite de la sorte. Meurtri dans son orgueil à cause des rires qu'il entend et des insultes qu'il perçoit, Connor n'est plus qu'un animal blessé. Les médicaments le rendent trop faible sinon il aurait déjà sauté de son lit pour la traîner vers la porte et la foutre hors de sa chambre. Il garde sa rancune dans un coin de sa tête et se promet de lui faire payer le jour où elle sera, à son tour, dans une mauvaise passe. Lui piquer son sac est un premier petit bonheur pour lui. « Réplique prévisible et fausse par dessus le marché. » Répond sans sourciller Connor. Plus jeune et plus inexpérimenté, il aura pu prendre la mouche, monter en pression et prendre une seringue pour lui planter dans les yeux. Sauf qu'à présent, il ne doute pas de ses capacités et il se sait doué dans certaines domaines. Le plaisir des femmes en fait parti. « Tu sais, il y a certains gémissements, soupirs et tremblements qui ne mentent pas. Tu peux le nier autant que tu veux. Nous savons tous les deux que niveau jouissance, tu as eu ta dose. » Affirme-t-il avec un clin d’œil provocateur  en se penchant vers elle comme s'il lui révèle le plus grand secret de l'année. Il ne garde cette position inconfortable que de brèves secondes avant de se réinstaller correctement dans son lit. Qu'elle bave autant qu'elle le veut sur leur relation, il sera honnête pour les deux. Bianca contre-attaque et ne s'avoue pas vaincue. Ce qui provoque un énorme soupir chez le jeune homme. « Hmm, voyons voir. Mes tympans saignent avec toutes les conneries que tu débites. Mes prunelles picotent parce que tu ne t'enlèves pas de mon champ de vision. Douleur physique due à ta personne. » Bien trop orgueilleux pour lui avouer que tout son corps le fait atrocement souffrir malgré les cachets. Et ne parlons même pas de son égo réduit à peau de chagrin. Cobalt sait où et comment enfoncer le clou pour le descendre plus bas que terre. Il roule des yeux à l'entente d'un autre surnom de monstre et attrape le gobelet en plastique sans murmurer le moindre remerciement. Plutôt se refaire casser la gueule une seconde fois que d'être courtois avec elle. La première gorgée est comme une bouffée d'oxygène. Connor boit en prenant tout son temps. Petit à petit. Lorsqu'il est rassasié, Il joue avec le fond de son verre en le faisant tournoyer. « Bianca ? » Il quémande son attention son pour autant répondre à sa question on ne peut plus stupide. Quand il l'a obtenu, il lui balance lestement le reste d'eau au visage. Oups, il fait mine d'être désolé alors que tout son faciès respire la satisfaction. Parfait, le plan qui a germé dans son esprit va prendre vie d'ici peu. Complice malgré elle, la brune ne pourra s'en prendre qu'à elle-même de s'être dérangée pour lui. Il rep art dans l'ancienne conversation comme si de rien n'était. En ignorant totalement la muflerie dont il vient de faire preuve. « Arrête, je vais finir par croire que tu t'inquiètes au sujet de ma vie sexuelle. » Dit-il sur un ton ironique. Bah non, je m'en fous, c'est bien fait si tu finis tout seul. Bla bla bla. Il l'entend d'ici vociférer tout ce qu'elle peut à son encontre. C'est tellement redondant que ce n'est même plus marrant. « Il paraît que les filles trouvent les bad boys sexy. Je devrais pouvoir me servir de mes nouveaux atouts. Sinon comme tu me le feras non subtilement remarquer, ce sera la diète pour les prochaines semaines. » Pour une fois, le sexe ne se trouve pas être au centre de ses préoccupations. Il est bien plus inquiet à l'idée de ne pas avoir le droit de sortir de cet hôpital dans les minutes qui arrivent. Ce n'est pas qu'il s'ennuie mais il a une vie bien remplie avec un restaurant à faire tourner. Le laisser fermé durant des jours serait une perte colossale pour son chiffre d'affaires et il ne peut pas se le permettre. Il dévisage son ex un moment avant de conclure. « J'y survivrai parce que j'ai connu pire. Cinq longues années avec toi. Je suis paré à toute éventualité. » Qu'il ajoute avec un rictus mauvais au coin des lèvres. Connor n'a jamais eu à subir les pseudos migraines dont les femmes sont étonnamment sujettes certains soirs. Non, ce mensonge est là pour les femmes ordinaires. Bianca, elle c'est un tout autre niveau. Connor a un peu trop bu en faisant la fête ce soir ? Connor dormira sur la béquille. Connor a le malheur d'émettre quelques bruits sonores la nuit ? Il va sur le canapé. Madame a passé une mauvaise journée et n'est pas d'humeur aux câlineries ? Connor n'a qu'à attendre qu'elle soit dans de meilleures dispositions. Alors franchement, qu'est-ce qu'il en a à foutre de ne pas se taper la première gonzesse qu'il aperçoit ? La paix. Voilà ce qu'il demande pour une guérison optimale. Sur ces entrefaites, une infirmière frappe et pousse la porte pour entrer les rejoindre. Alléluia, enfin quelqu'un pour répondre à ses appels. « Monsieur Kellington, merci d'arrêter de sonner. » Dit-elle peu courtoise. Outré, Connor l'est indéniablement. Il est le patient et il a parfaitement le droit d'appuyer sur n'importe quel bouton pour qu'on vienne le voir. Entre Bianca qui le pousse dans ses retranchements et cette vieille nurse, il est mal tombé. « Merci de se bouger le fion quand j'appelle. » Choquée par son attitude de gamin irrespectueux, elle ouvre la bouche mais n'a pas le temps de piper un seul mot qu'il reprend dans la foulée. « Je veux rentrer. Allez chercher la paperasse. » Pas de s'il vous plaît ou merci. Son impatience le rend irritable. Il est prêt à parapher chaque feuille qu'on lui tendra et chaque décharge qu'il faudra ratifier. Déjà, d'un point de vue pécuniaire, il ne peut pas se permettre de rester trop longtemps alité. A présent que Bianca connaît le numéro de sa chambre, elle serait capable de revenir en douce la nuit pour l'achever. Maléfique jusqu'aux bout des ongles cette fille. « Comment allez-vous rentrer ? » Il s'est attendu à cette question. Il se souvient parfaitement avoir été tabassé pour son argent. Il n'a plus un sou en poche. Par conséquent, même pas de quoi acheter un ticket de bus pour revenir du côté de son restaurant. . C'est là que l'utilité de Bianca va être révélée. Il s'assoit en grimaçant dans son lit. La brune n'a pas bougé depuis leur échange, elle est à portée de main. D'un geste impétueux, il attrape le bras de son ex et l'attire à ses côtés. Lui qui a grogné parce qu'elle lui a touché la main, le voilà qui se colle comme un coquillage à son rocher. « Regardez-là. » Dit-il sur un ton mélodramatique. Il attrape le visage de Bianca pour le tourner vers l'infirmière et s'assure de le garder fermement entre ses doigts pour qu'elle ne lui échappe pas. Game on. L'effet chien mouillé de Bianca va lui être utile. « Regardez-moi cette bouille ruisselante de larmes. Anéantie à l'idée que je meure en son absence. Ma compagne est tellement sensible qu'elle m'a supplié de revenir à la maison. Qui suis-je pour lui refuser un tel bonheur ? » Il lâche une fausse moue contrite envers cette soigneuse tout en haussant vaguement les épaules. A fond dans son rôle de partenaire aimant, il claque fortement le postérieur de Bianca. « Hein chérie, on a hâte de rentrer ! » S'exclame Connor tout en maintenant sa pression pour l'empêcher d'ouvrir sa grande bouche. Non désireuse d'être la spectatrice d'une scène intime, l'infirmière tourne les talons et s'en va. Connor espère que c'est pour aller droit à l'accueil et lui ramener les papiers pour sa sortie. Ravi que son petit manège ait fonctionné, le jeune homme se met à siffloter et balance la brune loin de lui. « Avant qu'il ne te prenne l'envie de m'abandonner ... » Il laisse sa tirade en suspens et un léger tintement résonne dans la pièce. Entre son pouce et son index se balancent les clés de Bianca. Pendant qu'il la maintenait contre lui, il en a profité pour piquer dans son sac l'objet tant convoité. « T'es coincée mon cœur. » Fier de lui, Connor garde dans son poing les dites clés. Il faudra qu'elle lui passe sur le corps pour les récupérer. Et comme elle l'a si bien dit plus tôt : Même dans ses rêves les plus fous, elle ne le touchera pas.

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    am i alone in your heart, have i hope with your heart ? she's such a teaser, she's such a star. give me a reason or gimme a chance. am i alone in your heart, or am i alone ? it tears me apart. am i alone ? doing all i can do, just to be close to you. every time that we meet, i skip a heartbeat. always up for a laugh, she's a pain in the arse. every time that we meet, i skip a heartbeat. heartbeat - scouting for girls ;; aurore
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